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Un artiste, un ami : Christian Gorget.

Notre amitié à commencé autour des jeux de rôles que Christian animait, créait. Il dégageait de sa présence une forme de quiétude, un calme j’irais jusqu’à dire yogique. Bien sur il y avait sa peinture partout chez lui, c’est la seule qu’il tolère et il arrivait souvent qu’il en parle, que nous en parlions. Il est arrivé qu’après les parties de Donjons & Dragons qu’il organisait, nous le suivions jusque dans les expositions, déguisés façon DD, pour mettre de l’animation dans la salle d’exposition de Creil.

 

C’est comme cela que le centre culturel de Creil fut gardé par des gardes Sirkis (peuple élu que nous incarnions dans le jeu) lors de son exposition annuelle en l’an 1994, le moment fort de l’exposition Hypo-réaliste fut le sacrifice du radis noir, par un grand prêtre de Zilath (dieu de l’Espace). Symboliquement le radis noir représentait le phallus de force sombre dont il fallait nous débarrasser pour apporter la lumière.

Christian était accompagné de sa horde de fidèles amis. Sa compagne, Véronique Ergino grande rassembleuse organisait les rencontres de manière charmante et enjouée. Prêtresse coupeuse de tête dans le jeu, elle était dans la vie plus encline au rire et à créer une atmosphère harmonieuse.

 

La relation que nous nourrissions n’a cessé de s’approfondir, la personnalité de Christian, son attachement à la culture, à la langue, à ces choses qui font de nous des êtres pensants, sont un élément important de cette relation.

L’informatique, les jeux informatiques ont permis un rapprochement, un échange, une complicité. Maintenant l’internet permet un dialogue, une communication plus fluide, entre nous, mais également avec son public.

Et même si une œuvre artistique sur un support informatique n’est qu’une pale copie, il reste qu’elle n’en est pas moins accessible à beaucoup d’entre nous. Cela créé une ouverture à l’art contemporain d’une manière inégalée jusqu’à maintenant. Pour toute personne cherchant l’universalité c’est un moyen à ne pas négliger voir à investir d’urgence.

 

Je parlais plus haut « de ces choses qui font de nous des êtres pensants ». Il y a dans cette phrase quelque chose d’essentiel, mais qui est propre au monde de Christian, à son goût pour la culture, dans un sens large : la science fiction par exemple qu’il lit en français, mais surtout en anglais depuis son adolescence. Cette nourriture du futur ou plutôt des futurs a marqué sa peinture du début (voir ses premiers travaux 1974) mais l’a amené vers le chemin de l’abstraction, du lien à l’imaginaire, à l’inconscient.

 

Il n’y a pas longtemps une étudiante belge qui faisait un mémoire sur l’Art Psychédélique à pris contact avec lui afin de le questionner sur sa peinture, la musique (peut être aurais je l’autorisation de mettre en ligne l’interview.)

Et puis dans ses sources d’inspiration, d’influence vient ce lien avec sa ville natale, Orléans, son histoire, ses fêtes commémoratives de la jeune pucelle auxquelles il est très attaché.

 

Après une période de salariat plutôt bénéfique, l’artiste se fait un retour, 100 aquarelles au rythme d’une par jour. 100 essais de couleur, d’eau, de papier. Il peut peindre là ou lui prend l’envie avec un kit de survie léger.

 

Un jour je me suis pris par la main pour faire « l’agent artistique » avec la bénédiction de Christian. Ont commencé des expositions marquantes pour le peintre en renaissance  (voir le blog son article sur la renaissance du peintre). Senlis a été la première pierre, pour ne pas dire pavé, dans le retour de l’artiste sur la scène régionale, deux expositions encourageantes à la galerie « Des Trois Rois ». S’en est suivie, une exposition à Beauvais, puis les choses s’accélèrent. Les expos pleuvent et des soutiens viennent en renfort pour soutenir l’effort artistique de CG, manquant de lui faire déplumer son pinceau tant la demande devient pressante.

 

Une exposition à Senlis dans l’église Saint-Pierre avec l’association ADAIS, rencontre annuelle des artistes contemporains, sélection sur dossier avec comme thème imposé la femme, dans un format imposé également redonne confiance au choix, à l’orientation que prends la forme artistique de sa peinture.

~ par zalliel sur mai 23, 2007.

3 Réponses to “Un artiste, un ami : Christian Gorget.”

  1. Vous avez de la chance tous les deux, celle de vous être trouvés ! une relation d’amitié basée sur autant de choses ne peut que perdurée… et donne envie de vous rencontrer ! bonne chance, bien amicalement, géraldine.

  2. olalala les fautes de syntaxe que je viens de faire, sorry sorry !!!! perdurer… voilà, c’est réparer !

  3. Je fus (et j’espère encore) un ami de Christian … Je ne compte plus le nombre d’heurezs que nous avons passé ensemble à jouer à D&D sur des scénarios de son imagination fertile (ô combien) ….. Je fus associé à un certain nombre de régles du jeu “spécifiques” comme la très fameuse “Table des Ecarts” issue de ma conception équitable des rapports entre les faibles et les puissants … et qui fût adoptée par Christian pour nos parties confinant au mysticisme abssolu …. Malgré le temps passé, je garde un excellent souvenir de cette époque aussi erratique que magique ….J’ai aussi beaucoup aimé le talant d’arstiste-peintre de Christian …. Son rapport au corps et à la sensualité alliant la douceur des ailes des nymphes grecques avec la cruauté exarcerbée du bourreau chinois indiquant une sorte de futur de la sexualité de l’humanité ….
    J’esspère que Christian a enfin trouvé son public car, AMHA, il posséde l’étoffe d’un véritable artiste …
    Chritian m’a apporté une vision du monde impalpable au-delà de la réalité normative de nos quotidiens grisâtres … je lui en suis encore reconnaissant car sont rares les individus qui peuvent ouvrir ce genre de portes … J’ai fait mon chemin depuis … mon univers est celui des harmonies soniques, le sien celui des harmonies des formes et des couleurs …. a chacun sa voie ! Par les Neuf Princes d’Ambre et du Gritche, j’espère que nos chemins se croiseront à nouveau ….

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